Emmitouflé
jusqu'à la tête, Gvör'niäk et Gultaïr marchait droit devant dans un des
cols des brisants neigeux. Ils n'avaient qu'une idée en tête, rejoindre
le repaire du mage-sorcier, Méphistor. Les deux grands gaillards, jeune
de coeur mais vieux d'esprit, tentaient plus que tout de faire les
derniers pas qui les séparaient d'une faille dans le roc. Endroit de
repos certain, cette faille était un endroit sûr pour campés au couché
du soleil. Les deux s'installèrent et firent le feu qui allait les
réchauffer durant le peu de temps qu'ils passaient en ces lieux
inhospitaliers. Gvör'niäk sorti de son sac les runes qu'il avait
soigneusement enveloppé dans de la soie pour éviter les égratignures
qui auraient pu gâcher leur voyage en entier. Gultaïr le regarda faire
son petit jeu de sorcier. Il n'avait plus du tout la tête à cette
mission qui lui semblait maintenant trop dangereuse. Des lueurs d'un
bleus très sombres s'échappèrent de l'arrangement de runes. La
communication fut établie. Gvör'niäk s'adressa donc à l'image qui
apparut devant lui:
- Maître, le
repaire de Méphistor reste introuvable... Oui je sais mais... Je
comprends très bien mais je vous assure que... D'accord, il en sera
fait selon vos désirs.
La
communication cessa aussitôt. Gultaïr baissa la tête en signe de
découragement. Jamais il n'aurait pensé passer autant de temps dans ce
trou perdu. Ils firent donc les couches pour la nuit qui s'annonçait
très longue.
*****
Le lendemain,
la même routine repris au sein des deux voyageurs. La même atmosphère
de désolation régnait sur ses pics de glaces. Le ciel ne s'était pas
éclaircit et la neige recommença à tomber. Soudain, le sol craqua sous
Gultaïr et il fut emporter dans les abysses. Gvör'niäk se lança sur le
ventre pour attraper la main de son compagnon, et il fut lui aussi
entraîner dans la chute mortelle. Lorsqu'il rouvrit enfin les yeux, la
neige avait laissé la place à la pierre, une pierre noire qui ne
ressemblait à rien.Gvör'niäk rassembla le reste de ses forces pour se
relever. Gultaïr n'y était pas. Il reprit son sac et se mit en marche
vers cette lumière. Cette lumière l'appelait, elle lui indiquait le
chemin, il en était sûr. Lorsqu'il pénétra enfin dans l'enceinte de ce
qui semblait être un château souterrain, des cris retentirent. Il
courut à tout rompre vers l'immense porte du bâtiment. Étrangement,
rien n'était verrouillé et il pu facilement mettre les pieds à
l'intérieur du château. Il continua de suivre les cris et déboucha
droit dans une salle où la magie règnait. Son ami en était le centre
d'attraction et un étrange démon entonnait une incantations. Le cors de
Gultaïr se mit alors à se pourfendre d'éclairs rouges et son sang se
répandit sur le sol. Des cris affreux émergèrent du sol qui se fissura
pour laisser jaillir le feu. L'abdomen de Gultaïr se fendit en deux et
le démon plongea son immense avant-bras dans la poitrine du pauvre
homme, il en ressortit un œuf d'une bonne trentaine de centimètre de
diamètre. Le démon en finit avec son incantation et la dépouille de
Gultaïr s'effondra sur le sol. Gvör'niäk n'en revint toujours pas. Mais
maintenant, c'était lui que le démon regardait. Il s'approcha doucement
de lui et lui remit l'œuf.
- De la part de Méphistor, prenez-en soin, sinon...
Le démon disparut dans une fumée abjectes se qui donna la nausée à Gvör'niäk qui s'évanouit.
*****
Gvör'niäk se réveilla à nouveau dans la neige épaisse, il se remémora
rapidement le démon et sursauta. Il se releva rapidement mais tout ce
qu'il aperçu était une carcasse vide. Mais pourtant cela lui rappela
vaguement quelque chose...L'OEUF !!! Il jeta un regard dans toute les
directions et lorsqu'une flamme jailli de la neige, il se lança à sa
poursuite. Ce ne fut pas long qu'il rattrapa la chose. Ce qu'il
espérait trouver n'est pas ce qu'il trouva, recroquevillé dans la
neige. La bête était cornu et d'un rouge sang que nul n'aurait pu
reproduire en peinture tellement il était vif. Dans son esprit, un nom
se dessina et il se dit: «Asgard...» La créature lui répondit par un
grognement. Gvör'niäk s'approcha davantage et lui caressa la tête.
Asgard apprécia la sensation et se laissa bercer par la main du géant.
- Je te ramène à la maison Asgard.
Il tendit la main à Asgard qui la prit et tous deux s'en allèrent au large, loin du col enneigé.
*****